| GAZ DE BORDEAUX. Les salariés CGT se joignent aux usagers pour mener le combat |
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Tarifs : la grogne gagne du terrain
Les abonnés de Gaz
de Bordeaux ne retrouveront pas leur calme de sitôt. Hier, la commission de
régulation de l'énergie n'avait pas toujours fait connaître sa décision au
sujet d'une éventuelle révision des tarifs (notamment pour l'abonnement) et les
informations fournies par les salariés CGT de la société ne semblaient guère
optimistes.
« Même si la commission accepte un
retour au prix de l'abonnement pratiqué avant octobre, ce ne sera que de courte
durée. Les directives européennes seront à appliquer quoi qu'il arrive »,
affirme Guy Rollin, secrétaire général de la CGT de Gaz de Bordeaux.
Pour confirmer ses dires, le
représentant syndical s'appuie sur un décret paru au « Journal officiel » ce
dimanche. Ce décret précise que la société Gaz de France-Suez va, elle aussi,
augmenter le prix de ses abonnements.
« Les dirigeants de Gaz de
France-Suez seront probablement plus malins que ceux de Gaz de Bordeaux,
précise le syndicaliste. Au lieu de taper d'un coup et très fort, ils vont
lisser l'augmentation, ce qui fait qu'elle passera plus facilement. » Même si cette augmentation est moins forte qu'en Gironde, elle risque toutefois de provoquer des réactions aussi violentes.
Guy Rollin, secrétaire général CGT : « Si nous voulons convaincre, il faut avancer groupé ». (photo thierry david)
L'appel aux parlementaires
« Ce sont les conséquences de la
séparation juridique entre les fournisseur d'énergie et ceux qui le
commercialise que nous dénoncions en 2006. C'était une erreur, une aberration,
nous en avons la preuve aujourd'hui », lâche Guy Rollin.
Pour lui, le combat n'est donc plus
seulement à mener au niveau départemental, mais sur le plan national. Aussi, la
CGT a-t-elle déjà contacté les parlementaires et tous les élus influents à
Paris pour que les questions soient posées et réglées au plus haut niveau. Pour
être plus efficace en Gironde, les salariés CGT proposent aux usagers de mener
des actions communes. « Loin de nous l'idée de récupérer le mouvement, précise
Guy Rollin. Chaque association doit garder son indépendance et militer de son
côté, mais si nous voulons convaincre et gagner, il nous faut absolument
avancer groupé. »
La CGT a tenté une première réunion
commune hier au siège de Gaz de Bordeaux. Un lieu mal choisi au demeurant,
plusieurs associations refusant de s'y rendre, considérant la salle
insuffisamment neutre. Une autre aura donc lieu prochainement. Ailleurs.
Auteur : J-P.V.
SUD OUEST | Mardi 31 Mars 2009 |
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